La nouvelle méthode de calcul prévue pour avril 2020 a été reportée au 1er avril 2021. Les données ci-dessous restent pertinentes jusqu’à l’annonce officielle de la modification pour le calcul du chômage.
Perdre son emploi, rompre un contrat ou débuter sa vie professionnelle, tout commence par une inscription à Pôle Emploi. Depuis le 30 juillet 2020, de nouvelles règles s’appliquent pour les personnes privées d’emploi : la durée minimale d’activité ouvrant droit à l’allocation a été abaissée pour soutenir un maximum de demandeurs. Ce cadre reste valable jusqu’à modification officielle, sauf si vous quittez un poste pour un autre sans rupture nette. Même sans réunir toutes les conditions, il reste possible d’obtenir du suivi, des formations gratuites type OpenClassrooms et un appui personnalisé dans la relance professionnelle.
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Vous bénéficiez du régime ARE ? La question du montant se pose d’entrée : à quoi devez-vous vous attendre ? En règle générale, le montant représente environ 60 % de votre ancien salaire net.
Pour déterminer l’ARE, il faut franchir plusieurs étapes. D’abord, il s’agit de calculer votre salaire journalier de référence sur les douze derniers mois. Puis le montant de vos droits est fixé, avec l’assurance d’un plancher : 29,38 € par jour minimum, ou 910,78 € par mois.
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Besoin d’une estimation ? Le simulateur officiel de Pôle Emploi permet d’y voir plus clair.
Grâce à cet outil, il est possible d’obtenir une idée du montant auquel vous pouvez prétendre. Gardez en tête que la simulation ne remplace pas une demande officielle : seul un dossier complet vous donnera un chiffre définitif.
Résumé
Voici l’essentiel pour vous repérer dans l’estimation de vos futurs droits :
- Méthode générale pour calculer votre allocation chômage
- Simulation des droits ASSEDIC
- Cumul possible entre indemnités chômage et emploi à temps partiel
Calculez votre chômage :
Pour la plupart des situations, l’ARE atteint 60 % du salaire net antérieur, mais un seuil minimal s’applique systématiquement.
Quelques exemples pour fixer les repères concernant le montant minimum :
- Chômage à temps plein : 29,38 € par jour ou 910,78 € par mois (31 jours) en 2021, ou 881,40 € pour 30 jours.
- À mi-temps : 14,69 € par jour, soit 455,39 € mensuels.
Si vous souhaitez creuser la méthode de calcul ou simuler vos droits précisément, les étapes détaillées figurent un peu plus bas.
Autre détail non négligeable : si vous êtes imposable, le montant de l’ARE est désormais soumis au prélèvement à la source.
Simulation de vos droits ASSEDIC : comment procéder ?
Pôle Emploi propose un outil officiel pour calculer, avant de déposer votre dossier, le montant potentiel et la durée de versement de l’ARE.
Pour ceux qui préfèrent décortiquer eux-mêmes le calcul, voici la démarche à suivre concrètement :
Les différentes phases de calcul de l’ARE :
- Renseignez les salaires bruts perçus lors des 12 derniers mois (hors primes de rupture ou congés payés, qui ne sont pas intégrés dans la base de calcul).
- Identifiez votre SJR (salaire journalier de référence), le pivot du calcul de l’allocation.
- Deux formules entrent en lice : 40,4 % du SJR majorés de 12,05 € (données 2021) ou bien 57 % du SJR. C’est l’option la plus favorable au demandeur qui s’applique.
- Le résultat est multiplié par le nombre de jours du mois pour aboutir au montant mensuel (plus élevé sur les mois longs).
- Un mécanisme de dégressivité intervient à compter du septième mois : si l’indemnité journalière calculée se situe entre 84,33 € et 120,47 €, elle est abaissée à 84,33 € ; au-delà de 120,47 € par jour, une réduction de 30 % s’applique dès le septième mois.
À noter : L’allocation que vous percevez est affichée en brut. Il convient d’enlever 3 % pour les cotisations retraite réalisées à la source afin de connaître le montant net réellement versé. Néanmoins, quoi qu’il arrive, le plancher de 29,38 € par jour est maintenu (hors période de formation, où la garantie tombe à 21,40 € en 2021).
Cumul chômage et emploi à temps partiel
Reprendre une activité, même partielle, tout en maintenant une part de ses indemnités chômage, c’est possible, sous certaines conditions. Ce dispositif concerne les personnes qui :
- Perçoivent chaque mois un total (salaire plus allocation) ne dépassant pas les revenus perdus
- Restent inscrites sur la liste des demandeurs d’emploi
Ce cumul reste possible jusqu’à l’épuisement total des droits, sans limitation de durée stricte. Mieux encore : chaque mois non indemnisé peut repousser d’autant la fin de la période ARE, ce qui signifie une protection prolongée.
Pour faire vos propres projections, un simulateur existe sur le site de Pôle Emploi.
Pour les indépendants et auto-entrepreneurs, le cumul entre revenus d’activité et ARE demeure envisageable, avec prise en compte des seuls revenus bruts, et non du nombre d’heures. Sans déclaration préalable de revenus, une baisse forfaitaire de 30 % est appliquée sur l’ARE, avant régularisation annuelle.
Dans quelques situations, RSA et ARE peuvent se conjuguer. Les règles précises dépendent de chaque cas et il vaut mieux vous reporter aux ressources officielles pour en vérifier les modalités.
Si le chômage à temps partiel bouscule les certitudes, il offre aussi des respirations bienvenues pour rebondir. Saisir pleinement ces possibilités, c’est transformer une période de transition en levier pour la suite : une perspective qui tranche avec la morosité habituelle du dossier chômage.

